UNE VILLE EN IMAGE
Dimension 46 – novembre 2017
Kurt Vanryckeghem, bourgmestre de Waregem
« Ici, tout le nécessaire n’est qu’à quelques pas »
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Kurt Vanryckeghem, bourgmestre de Waregem

À côté du stade, les développeurs ION et Alheembouw/Steenoven se préparent à construire deux tours résidentielles de treize niveaux, un hôtel quatre étoiles de 60 chambres, un immeuble mixte bureaux/commerces détail et un parking en site propre. Équipe de conception : B2Ai, Wielfaert Architecten, Bogdan & Van Broeck avec l’atelier Arne Deruyter. (© Illustrations : ville de Waregem – ION – Steenoven – Alheembouw)

Prises de vue aériennes du ZuidBoulevard Sur la gauche, on trouve la maison de repos et de soins De Meers ainsi que plusieurs immeubles de résidences-services. Sur la droite, on distingue les immeubles d’appartements et le toit original de la bibliothèque En arrière-plan, la Gemeenteplein relie le centre culturel De Schakel et l’hôtel de ville. (© Photos : Vanhaerents)

La bibliothèque de Robbrecht en Daem architectes et de goedefroo+goedefroo architectes fait partie du PPS ZuidBoulevard. Une spirale en pente douce se déploie autour d’un atrium central; elle accueille tous les coins salon et les salles de lecture. L’éclairage naturel règne en maître grâce à quatre façades vitrées et aux lanterneaux centraux. (Photos: goedefroo+goedefroo architecten, © annick vernimmen photography)

L’immeuble de bureaux haut de 20 mètres pour la chaîne de chaussures Bent, de goedefroo+goedefroo architectes, est un immeuble passif doté d’un jardin vertical sur lequel donnent tous les bureaux. La terrasse du dernier étage s’ouvre sur Waregem et ses environs. (© Photos: goedefroo+goedefroo architecten)

(gauche) Le Zuidboulevard est bordé par de nouveaux immeubles d’appartements d’un côté. L’eau, la verdure, les commerces et les occasions de flâner en font une agréable esplanade. (Photo: goedefroo+goedefroo architecten, © annick vernimmen photography) / (droite) 06. La sortie du parking souterrain sur le ZuidBoulevard est intégrée au centre de l’esplanade. La verdure évite l’impression d’être dans un désert de pierre. (Photo : goedefroo+goedefroo architecten, © annick vernimmen photography)

Les deux ailes de la nouvelle tribune de l’hippodrome, conçu par goedefroo+goedefroo architectes, sont légèrement incurvées de manière à épouser le tracé de la piste. Bien que le bâtiment ait une superficie de 7.500 m², la structure en béton reste légère grâce aux terrasses en acier. (Photo : goedefroo+goedefroo architecten, © Klaas Verdru)

Le Waregem Business Park du développeur ION compte cinq immeubles à vocation professionnelle. Bien que chacun possède sa propre identité, l’ensemble forme un tout architectural. Grâce aux plateaux libres, aux solutions de mobilité multimodales et à l’architecture robuste de Govaert & Vanhoutte Architects, les bureaux et les commerces de détail se sont loués et vendus facilement. En matière de durabilité aussi, le Waregem Business Park réalise un bon score grâce aux toits verts, à la géothermie, aux plafonds climatisés et aux convecteurs au sol, sans oublier l’éclairage LED. (Photos: ION)

Détail d’un des nouveaux immeubles d’appartements. (Photo : Vanhaerents, © David Plas)

Illustrations de l’appartement modèle que Vanhaerents a aménagé dans les nouveaux immeubles résidentiels. (Photos : Vanhaerents, © Filip Dujardin)

Lauréat de l’appel à projets WinVorm West-Vlaanderen, OFFICE Kersten Geers David Van Severen a conçu, pour le compte de la Société provinciale de développement de Flandre occidentale, le petit immeuble industriel ‘t Werkpand (Waregem), qui offre des locaux professionnels abordables aux entreprises en phase de démarrage. Les architectes ont réaménagé un cube industriel conventionnel pour en faire quatre ateliers de 250 m² et une salle de réunion commune. Le projet, simple et rationnel, est réalisé avec sobriété à l’aide de murs de béton préfabriqués, de plaques d’aluminium ondulé et de plateformes de bureau en acier. Le toit en pente et la salle de réunion triangulaire créent un jeu visuel et apportent une variation à la géométrie simple. La lumière naturelle pénètre jusqu’à l’intérieur des ateliers grâce à une fenêtre-bandeau. (© Bas Princen)



Pour la société de logement social Helpt Elkander, le bureau d’architectes AR-TUUR a regroupé 24 logements sociaux à louer dans 4 volumes sous des toitures en pente, qui font saillie dans le paysage. Le regroupement et les accès centraux permettent d’exploiter et de vivre au maximum l’espace public. (Photos: Wienerberger)

Le Quartier Durable, une initiative du binôme que forment l’entrepreneur Eribo et le développeur Wienerberger, explore des solutions d’habitat durable pour l’avenir sous la forme d’une densification urbaine à l’intérieur de la petite ceinture de Waregem. Une ancienne villa a cédé la place à sept maisons neuves mitoyennes compactes, à basse énergie, qui disposent chacune de leur jardin privé. Les car ports, les garages à vélos et une zone verte sont communs. Le projet est certifié BREEAM. (Photos: Wienerberger)
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Le 3 juin dernier, Waregem était sur son 31 pour l’inauguration officielle du nouveau ZuidBoulevard. Un projet PPS de près de 40 millions d’euros a permis à la ‘capitale équestre flamande’ de se doter à la fois d’un accès prestigieux au centre, d’une nouvelle bibliothèque, d’un parking souterrain de 400 places, d’un agréable domaine public avec esplanade événementielle, de logements supplémentaires intégrant commerces de détail et horeca au rez-de-chaussée, et enfin d’une façade flambant neuve pour son hôtel de ville.
Rien d’étonnant à ce que Kurt Vanryckeghem se soit montré littéralement rayonnant lorsque nous l’avons rencontré dans son bureau avec vue sur le nouveau boulevard. Auparavant, il donnait sur le site de l’ancienne maison de repos Het Ware Heem, un quartier intermédiaire entre la petite ceinture et le centre commercial Het Pand, auquel est intégré l’hôtel de ville. Aujourd’hui, il jouit d’un joli panorama sur Waregem, même si ce n’était pas le but recherché par lui-même et ses collègues.
« En 2006, quand j’ai pris mes fonctions de bourgmestre avec la nouvelle administration, il existait un plan pour construire une nouvelle bibliothèque à côté de Het Pand, là où se trouve actuellement un parking. La nouvelle équipe n’en voyait pas l’utilité, et préférait donner la priorité au désenclavement sud de la ville. En effet, de ce côté, le centre n’était accessible que par une petite rue sans éclat.
Pourtant, l’environnement immédiat regorge de potentiel. Le grand parc récréatif avec ses terrains de tennis, ses étangs, sa promenade sans oublier le stade Arc-en-ciel, QG de l’équipe de football de Zulte Waregem, mérite d’être mieux relié au centre. La Gemeenteplein qui s’étend sur le côté de Het Pand, avec l’entrée de cérémonie de l’hôtel de ville et le centre culturel De Schakel de l’autre, était elle aussi isolée des infrastructures sportives et de la liaison avec la petite ceinture à cause de la différence de niveau. Deux escaliers métalliques un peu vétustes menaient à ce poumon vert aménagé sur une ancienne décharge, et donc plus en retrait dans le paysage.
Kurt Vanryckeghem : « À notre demande, Artgineering a conçu un plan d’ensemble qui définissait plusieurs zones de projet, y compris le ZuidBoulevard, l’îlot sportif et, de l’autre côté de la petite ceinture, l’îlot jeunesse où se trouve notamment la base du chiro. Pour le Zuidboulevard, nous avons lancé un PPS pour lequel nous avons reçu quatre candidatures. Le jury, qui rassemblait des experts ainsi que des habitants de la ville afin de favoriser le support social, a exprimé une nette prédilection pour la proposition de Vanhaerents.»
Le PPS de Vanhaerents inclut la construction d’une nouvelle bibliothèque à côté de la petite ceinture, l’aménagement d’une esplanade en pente douce qui donne sur l’hôtel de ville, d’un parking souterrain de 400 places qui s’intègre en douceur dans l’esplanade, et sur le côté de cette dernière, de quelques nouveaux immeubles résidentiels. La conception a été confiée à Robbrecht en Daem architectes et goedefroo+goedefroo architectes pour l’architecture, et au bureau Bas Smets pour l’architecture paysagère.
En route pour la phase suivante
Mais, souligne le bourgmestre, les transformations ne s’arrêtent pas là. « Actuellement, nous effectuons les préparatifs qui permettront de lancer les étapes suivantes dès le début de la prochaine législature. Il s’agira d’abord de la rénovation du centre commercial Het Pand, qui date de la première moitié des années 1970. Le concept s’inspire de la rue piétonne commerçante De Lijnbaan à Rotterdam, que l’on doit au bureau d’architectes Van den Broek et Bakema et qui, lors de son ouverture en 1953, était considéré comme le centre commercial le plus moderne du monde. Tout comme Rotterdam, Waregem a choisi un centre à ciel ouvert qui permet de faire ses emplettes à l’abri de la pluie grâce à un système d’auvents.
À l’époque, Het Pand, un projet de l’architecte Eugène Vanassche, s’inscrivait dans le cadre d’une rénovation révolutionnaire du centre-ville en réunissant plusieurs fonctions dans un même lieu : piscine, salle de sport et stade, centre culturel et bibliothèque (celle-ci a aujourd’hui disparu), centre commercial et administratif avec hôtel de ville, poste, SPF Finances et environ 140 commerces. « Le Professeur Bruno De Meulder, du département Architecture de l’Université de Louvain, s’en sert pour illustrer ses cours et vient le visiter chaque année avec ses étudiants. Mais une rénovation s’impose. C’est pourquoi nous avons lancé un concours pour lequel cinq bureaux d’architectes ont été retenus. Du point de vue organisationnel, la rénovation sera un travail de Titan, car les commerces et les bureaux sont pratiquement tous loués avec des baux différents. Le but est de revoir complètement les façades et les revêtements de sol, mais aussi les escalators, l’entrée qui donne sur le Zuidboulevard et la liaison avec le centre de la ville. »
Un nouvel emblème architectural
Ce qui nous amène automatiquement à un autre marché à venir : la suite des travaux du ZuidBoulevard. « Nous allons prolonger l’esplanade en légère déclivité vers le parc situé en contrebas, où se trouve une piscine, un hall omnisports, un café sportif et le stade de football. Nous supprimerons ainsi la barrière que constituent actuellement les deux escaliers métalliques. L’entrée de Het Pand sur la Gemeenteplein, qui manque franchement de classe à l’heure actuelle, sera elle aussi remodelée, ce qui nous permettra d’optimiser dans la foulée la circulation vers le Markt qui se trouve de l’autre côté. L’ancienne bibliothèque qui jouxte le parc sera rafraîchie et intégrée au centre culturel De Schakel. Par ailleurs, la caserne des pompiers quittera le centre pour un nouvel immeuble situé sur la N43, ce qui permettra d’accélérer les interventions en cas de catastrophe dans les communes de la zone ou sur la E17. Un architecte sera désigné sous peu pour cette mission. »
La ville joue également un rôle dans les plans ambitieux pour le quartier du stade Arc-en-ciel. Les développeurs ION et Steenoven/Alheembouw se préparent à y construire deux tours résidentielles, un hôtel quatre étoiles de 60 chambres, un immeuble mixte bureaux/commerces et un parking en site propre. « Ce sera non seulement un nouvel emblème architectural, mais aussi une réelle valeur ajoutée économique pour notre ville », souligne le bourgmestre. « Les nouveaux logements donneront une belle impulsion à l’économie locale. L’hôtel est indispensable, car notre palais des expositions, situé juste à côté, organise 56 activités par an. Nos entreprises sont actuellement contraintes de loger leurs partenaires et leurs contacts ailleurs. Nous sommes au pied des Ardennes flamandes, où les grandes courses cyclistes de début de saison attirent beaucoup de monde; par ailleurs, notre position, entre Courtrai et Gand, nous permettra de récupérer de nombreuses nuitées à l’occasion de grands événements comme Matexpo ou Busworld. »
« Contrairement au Zuidboulevard, il ne s’agit pas d’un PPS. Nous vendons les terrains aux développeurs, en grevant les appartements d’un droit de superficie de cinq ans pour leur éviter des préfinancements coûteux. La ville récupère ensuite sa part pour le terrain lors de la vente des appartements. Nous verserons intégralement le produit de l’opération, soit 6 millions d’euros, au club de football à titre de crédit d’investissement pour poursuivre la rénovation du stade. Les deux tribunes de tête et deux tribunes latérales sont déjà terminées, et nous allons nous atteler aux deux tribunes principales, dont une est en mauvais état. Une fois rénové, le stade accueillera confortablement 12 000 spectateurs. »
Parkings
Bien que propriétaire du stade, la ville a accordé au club un droit de superficie. « Cela facilite les choses, notamment en ce matière de législation sur les marchés publics », confie Kurt Vanryckeghem. Non que la ville rechigne à gérer ses infrastructures, au contraire. La régie autonome WAGSO lui permet aussi d’être propriétaire de Het Pand et de gérer la politique en matière de parkings. « Nous préférons décider par nous-mêmes. Quand le centre commercial était confronté à une inoccupation provisoire, nous avons mis des surfaces commerciales à la disposition de starters, à des conditions intéressantes. Depuis deux ans, nous menons une politique volontariste en matière de parkings qui complète notre principal atout, à savoir que tout est concentré sur un mouchoir de poche : infrastructures sportives et hippodrome, culture, commerces de détail, services. Le parking souterrain offre une heure gratuite, les zones vertes une demi-heure, et dans le centre, le parking est payant dès la première minute, mais nous mettons volontiers des emplacements shop & go à disposition. Nous avons acheté les 300 places accessibles au public dans le nouveau parking souterrain du ZuidBoulevard, qui jouxte celui de Het Pand. Nous pouvons donc par exemple proposer des tickets par l’intermédiaire du club de football quand Zulte Waregem reçoit à domicile pour un match important. Le système fonctionne. Les gens préfèrent utiliser les parkings en périphérie, au-delà de la petite ceinture, plutôt que de se garer dans le centre. Nous encourageons aussi le parking souterrain en obligeant les constructeurs à prévoir une place et demie par logement. »
Le bourgmestre concède que sur le plan du trafic au sens large du terme, il reste quelques points à régler. « Nous sommes en train de parachever le boulevard périphérique. Dès qu’il sera terminé, nous pourrons y installer trois grands arrêts de bus, et les doubles bus de De Lijn ne devront plus passer par le centre. Le complexe d’entrées et de sorties sur la E17 reste problématique. Depuis qu’il permet aussi d’accéder à Wielsbeke, Oostrozebeke et Ingelmunster, il forme un goulet d’étranglement. « Nous dépendons de l’autorité flamande pour trouver une solution. Mais le problème le plus urgent, c’est la gare. Le bâtiment est désespérément dépassé, et il est urgent de transformer les quais. Nous communiquons avec le niveau le plus élevé de la SNCB et d’Infrabel à ce sujet, mais les discussions sont laborieuses. »
Un succès industriel
Waregem, petite agglomération urbaine, compte près de 38 000 habitants et voit sa population croître de 200 à 300 personnes chaque année. Dans le centre, cette croissance est absorbée par la densification, sous forme d’appartements neufs. « De très nombreux seniors échangent leur villa de la périphérie contre un appartement central. Ici, les appartements sont relativement chers, entre 3000 et 3500 euros par mètre carré. Mais nous constatons que les maisons qui se libèrent trouvent rapidement preneur, souvent des jeunes qui les rénovent et disposent ainsi d’un petit jardin et d’un accès plus rapide à l’autoroute. Grâce à notre industrie, nous ne manquons pas d’emplois, et Waregem est connue pour son animation; aussi, nous parvenons à y faire revenir les jeunes après leurs études. C’est précisément pour cela que nous proposons, par l’entremise de la régie WAGSO, des parcelles abordables hors du centre. Nous disposons aussi de logements sociaux en suffisance, grâce à notre société de logement social Helpt Elkander. Notre taille nous préserve des problèmes qui caractérisent les grandes villes, et nous avons un peu conservé une mentalité de village. »
L’activité industrielle dont je parlais et la forte concentration d’habitants sur une faible surface font de Waregem une ville aux finances saines, avec tous les avantages que cela implique : peu de taxes communales, faible endettement et investissements élevés. C’est un vrai plaisir de l’administrer », sourit le bourgmestre. « L’histoire de Waregem commence par son emplacement sur les bords de la Leie et l’industrie du lin, qui a donné naissance à celle des plaques en aggloméré et du textile. Aujourd’hui, nous accueillons de nombreuses entreprises de haute technologie comme Concordia Textiles, Thermote & Vanhalst, Renson, Balta, MercuryFlooring et McThree Carpets. C’est la ligne de chemin de fer Gand-Courtrai qui a été le catalyseur de notre croissance en permettant à l’activité industrielle de s’y greffer. Ironiquement, ce chemin de fer était censé passer par Wakken, mais le curé et les habitants ont opposé une telle résistance que le tracé a été modifié. À Wakken, on entend souvent les gens dire qu’ils auraient dû avoir les moyens de Waregem. Autres éléments importants de notre succès : l’autoroute Gand-Courtrai et la N382 qui, contrairement aux communes voisines, ne passe pas par le centre, ce qui bénéficie à notre qualité de vie. Ces dix dernières années, la ville et l’intercommunale Leiedal ont développé plusieurs zones industrielles et pour PME : Windhoek pour les petites entreprises qui ont besoin d’un atelier, Groenbek pour les entreprises de plus grande taille, et bientôt, espérons-le, Blauwpoort pour les grandes entreprises, qui doivent parfois déplacer certaines activités connexes ailleurs par manque de place. Il existe aussi des initiatives privées, comme le Waregem Business Park d’ION et E17 West d’Alheembouw/Steenoven. »
L’hippodrome
Waregem entretient un lien particulier avec le cheval. Aussi, en parler avec son bourgmestre sans évoquer l’hippodrome (le Waregem Koerse) est tout aussi impensable que de consacrer un ouvrage au rock’n’roll en omettant Chuck Berry. « Nous ambitionnons le titre de capitale équestre flamande », confirme Kurt Vanryckeghem. « Et dans les faits, nous le sommes déjà. » La présence de l’hippodrome, qui existe depuis 170 ans, a entraîné dans les années 1970 la construction d’un manège puis d’un hôtel sportif par le BLOSO, prédécesseur de Sport Vlaanderen. Aujourd’hui, toutes les disciplines y sont représentées : trot, dressage, jumping, Eventing Military Waregem. En tant que propriétaire de l’hippodrome, nous allons investir 200 000 euros dans le réaménagement de la piste de trot. Nous installerons aussi 95 nouveaux boxes, pour un montant de 900 000 euros supplémentaires. Et l’an prochain, le jumping cinq étoiles d’Anvers se tiendra chez nous. »
Mais à Waregem, quand on parle de selle, on ne pense pas qu’au cheval. Car en 2021, la ville sera pour la troisième fois l’hôte du championnat belge de cyclisme, après avoir accueilli l’épreuve de cyclo-cross en 2017, ainsi que le coup d’envoi du Tour de France en 2007. Car ce n’est pas par hasard que le stade Arc-en-ciel doit son nom à Rik Van Steenbergen, qui y a décroché la médaille de champion du monde en 1957.
Par Colette Demil et Staf Bellens
« Notre taille nous préserve des problèmes que connaissent les grandes villes, et nous avons un peu conservé une mentalité de village. »
Depuis deux ans, nous menons une politique de parking volontariste qui complète notre principal atout, à savoir que tout est concentré sur un mouchoir de poche : infrastructures sportives et hippodrome, culture, commerces de détail, services.