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Dimension 63 – février 2022
“Plus la camisole est serrée, mieux c’est”
Bas Wauman & Olivier Daelman – MAN architectes

Lors de cette nouvelle construction, il a fallu tenir compte d’une orientation sous-optimale, de la forme complexe de la parcelle (contrebas) et de l’intimité. MAN architectes a proposé un volume spécifique à deux niveaux. © MAN architecten

Cette habitation multifamiliale à Sint-Niklaas a été réalisée dans un cadre strict de prescriptions et de réglementations. Il en résulte un maillage fort qui s’extériorise dans la façade. Les parois vitrées y sont enfoncées obliquement, face au Grote Markt au loin. © MAN architecten

MAN architectes a une préférence pour les projets où l’architecture et l’intérieur forment un tout. Dans le cadre de ce projet de rénovation, l’accent est mis sur la cuisine – finie avec des matériaux chaleureux – et une nouvelle extension détaillée à l’arrière avec une vue dégagée sur le jardin. © Katoo Peeters

MAN architectes a une préférence pour les projets où l’architecture et l’intérieur forment un tout. Dans le cadre de ce projet de rénovation, l’accent est mis sur la cuisine – finie avec des matériaux chaleureux – et une nouvelle extension détaillée à l’arrière avec une vue dégagée sur le jardin. © Katoo Peeters

Pour ce projet de rénovation dans la rue art déco de Sint-Niklaas, MAN est resté dans les contours existants. Les matériaux bruts, les fenêtres en acier et les plans de travail en marbre du nouvel intérieur établissent un lien clair avec le contexte art déco. © Katoo Peeters

Chaque concept est un nouveau puzzle et il s’agit de concilier les normes, les souhaits, le budget, l’environnement, ... Dans ce projet, cela se traduit notamment par des relations particulières entre l’intérieur et l’extérieur, mises en évidence par une fenêtre à ouvrant proéminente en façade avant, un patio d’entrée fermé et une façade arrière vitrée qui donne sur les champs environnants. © MAN architecten

Chaque concept est un nouveau puzzle et il s’agit de concilier les normes, les souhaits, le budget, l’environnement, ... Dans ce projet, cela se traduit notamment par des relations particulières entre l’intérieur et l’extérieur, mises en évidence par une fenêtre à ouvrant proéminente en façade avant, un patio d’entrée fermé et une façade arrière vitrée qui donne sur les champs environnants. © MAN architecten

Lors de la rénovation et de l’extension d’un bungalow vétuste, deux volumes existants avec un toit à pignon ont été reliés par un toit plat. Les structures existantes ont été récupérées au maximum. © Liesbet Goetschalckx

À l’école primaire libre de Tielrode, le réfectoire était devenu trop petit, les sanitaires étaient vétustes et l’entrée illisible. MAN a livré une nouvelle aile indépendante avec, dans le socle, les sanitaires et le réfectoire au-dessus. Une cour de récréation couverte et une nouvelle entrée sont ainsi créées. © Katoo Peeters

Pendant longtemps, cette maison d’angle a abrité un café des supporters du KAA Gent. En 2018, MAN architectes l’a transformée en une habitation. Les espaces de vie sont au premier étage suite à l’incidence de la lumière ; le coin nuit est au rez-de-chaussée. L’intérieur est original et intègre des touches colorées et des matériaux récupérés. © Frederik Vercruysse

Depuis 2015, les bureaux de MAN architectes se situent à l’arrière de l’impressionnante façade art déco de la Huis Hector Michiels à Sint-Niklaas, l’ancienne usine de textile. Le cabinet d’architectes a rénové le bâtiment vétuste qui se compose essentiellement de trois parties: un logement, les bureaux et l’entrepôt. © Katoo Peeters

La majorité des clients trouvent leur chemin jusqu’à MAN architectes et la construction résidentielle constitue une grande partie du portefeuille. Mais les architectes soulignent n’avoir aucune préférence pour l’échelle ou le programme. © Katoo Peeters

Les matériaux durables et équitables sont au cœur de cette habitation pratiquement neutre en énergie (BEN) à Sinaai. La maison possède un sous-sol mais grâce au puit de lumière et aux passerelles vitrées, la lumière naturelle pénètre au cœur de la maison. © Luc Roymans

Les matériaux durables et équitables sont au cœur de cette habitation pratiquement neutre en énergie (BEN) à Sinaai. La maison possède un sous-sol mais grâce au puit de lumière et aux passerelles vitrées, la lumière naturelle pénètre au cœur de la maison. © Luc Roymans

Pour la rénovation de la Vinckenhoeven, les architectes de MAN architectes ont trouvé de l’inspiration chez le propriétaire et auprès des granges avoisinantes. Un élément particulier est la grande serre adossée à la grange, qui abrite la cuisine. La plupart des matières premières et des éléments d’ameublement ont été récupérés sur le site. © Katoo Peeters

Pour la rénovation de la Vinckenhoeven, les architectes de MAN architectes ont trouvé de l’inspiration chez le propriétaire et auprès des granges avoisinantes. Un élément particulier est la grande serre adossée à la grange, qui abrite la cuisine. La plupart des matières premières et des éléments d’ameublement ont été récupérés sur le site. © Katoo Peeters

Steendorp avait besoin d’une nouvelle infrastructure communautaire. L’école de garçons existante a été valorisée. La construction vétuste côté rue a été démolie. Le nouveau bâtiment, dans une implantation oblique, est un nouveau point de repère. © MAN architecten
PreviousNextDes rénovations délicates de bâtiments majestueux datant du début du vingtième siècle, des nouvelles constructions élégantes, des équipements collectifs à l’aspect industriel et des bâtiments commerciaux et horeca audacieux ou très modestes. Impossible de définir clairement l’œuvre de MAN architectes. Ils sont toujours de la partie : une touche de rock-‘n-roll, une synergie entre l’architecture et l’intérieur et une volonté indéniable de prendre le taureau par les cornes.
Nous rencontrons Bas Wauman et Olivier Daelman dans l’entrepôt rebaptisé Fabrieck, à l’arrière de la Huis Hector Michiels, un bâtiment art déco remarquable au cœur de Sint-Niklaas, où le cabinet d’architectes est installé depuis 2015. L’entrepôt de l’ancienne usine de textile est loué comme salle de réception hors des périodes de coronavirus mais permet aussi de garantir la distanciation sociale en offrant plus d’espace aux collaborateurs. Outre les bureaux de MAN, le bâtiment principal abrite des chambres d’hôtes. « Les trois parties – l’entrepôt, les bureaux et la maison – peuvent fonctionner de manière totalement indépendante », explique Bas Wauman, « bien que nous nous déplaçons assez librement dans tout le bâtiment. »
L’origine de MAN architectes se situe dans un lieu plus modeste, à savoir la maison de Bas Wauman à Tielrode. « C’est l’histoire classique. A l’issue de mon stage, j’ai continué à travailler avec mon maître de stage et j’ai aussi commencé à accepter des propres projets depuis mon salon, jusqu’à ce que je puisse m’investir à temps plein pour Bas Wauman Architectuurbureau. Olivier est l’un de mes premiers collaborateurs. La collaboration était tellement bonne que nous avons décidé en 2015 de la consolider dans une société et de rechercher une nouvelle base pour le cabinet en pleine croissance. »
MAN architectes s’est depuis fait un nom à Sint-Niklaas et dans les environs. Le portefeuille du cabinet est pour le moins étendu et les architectes n’ont apparemment pas à quémander de nouvelles missions. La plupart des clients trouvent leur chemin jusqu’à MAN et pour le reste, le cabinet se limite à des petits concours lorsqu’une opportunité intéressante se présente, en collaboration ou non avec d’autres cabinets d’architectes.
« Nous ne sommes pas partis de zéro », admet Olivier Daelman. « Tant Bas que moi avions déjà réalisé des projets et établi des contacts. Les premiers clients nous ont donné énormément de confiance et c’est comme cela que les choses ont commencé. À cet égard, nous sommes bien situés ici à Sint-Niklaas. Ce n’est pas la même concurrence que dans les grandes villes où il y a pour ainsi dire un cabinet d’architectes ambitieux à chaque coin de rue. Le bouche à oreille fonctionne bien. Mais il y a un bémol : pour les collaborateurs, l’emplacement nous rend moins attractifs et accessibles. Les profils que nous recherchons, avec quelques années d’expérience, semblent appréhender cela comme un obstacle majeur. »
Gesamtkunstwerk
Contrairement à Bas Wauman qui a obtenu en 2002 son diplôme d’architecte à l’Institut Henry van de Velde, Olivier Daelman est un architecte d’intérieur (Sint-Lucas Gent, 2004). « Avant de commencer chez Bas, j’ai travaillé durant six ans pour une agence d’architecture d’intérieur. Si on se consacre uniquement à l’intérieur, on atteint rapidement les limites. Associer l’architecture à l’intérieur ouvre en revanche un large éventail de nouveaux projets, de perspectives et d’opportunités. »
Lorsqu’ils parlent d’ambition, Bas Wauman et Olivier Daelman se montrent déterminés: « Dans un monde idéal, nous pourrions nous consacrer totalement à des projets globaux. L’échelle et le programme sont secondaires – nous sommes ouverts à tout, d’une pièce de mobilier à une maison, un bâtiment public ou un master plan d’urbanisme – mais par-dessus tout, nous voulons pouvoir aborder la réalisation de missions en tant que partenaire à part entière, du début à la fin, comme une sorte de Gesamtkunstwerk. En tant que tandem architecte-architecte d’intérieur, nous essayons d’exprimer cela très clairement au monde extérieur afin que les personnes viennent vers nous avec les bonnes raisons. Quelqu’un qui considère l’architecte comme un mal nécessaire, une condition pour obtenir un permis de construire, nous importe peu, et vice versa. »
Ce qui ne veut pas dire que l’intérieur doit être explicitement inclus dans chaque mission architecturale. « Il s’agit plus d’une vision d’architecture d’intérieur que l’architecture d’intérieur en soi », poursuit Olivier Daelman. « Le fait de se pencher très tôt sur le processus de conception, voir comment les personnes montent ou descendent, où se situent les portes ou comment la cuisine est agencée. Même s’il ne s’agit que de quelques blocs rudimentaires, on peut par exemple déjà prendre en compte que l’utilisateur ne cuisine pas dos au jardin. Indépendamment du fait d’élaborer effectivement la cuisine en détail plus tard, nous avons déjà fourni une plus-value significative au concept. »
« La distinction entre l’intérieur et l’architecture est pour nous totalement fictive » ajoute Bas Wauman. « A cet égard, nous estimons important que les deux disciplines soient représentées dans l’équipe mais aussi auprès des deux partenaires. Un cabinet d’architectes dirigé par plusieurs architectes repose dans les grandes lignes sur une seule vision ou contexte. Dans notre cas, deux formations sont réunies et nous partons par définition d’un contexte multiple et multidisciplinaire. Il en résulte des conceptions en couches qui sont invariablement portées par les deux approches. »
Travel light
Outre les deux partenaires, l’équipe de MAN architectes comprend 12 collaborateurs, essentiellement des architectes, des architectes ingénieurs et des architectes d’intérieur. Bas Wauman: « Nous veillons à ce que les connaissances basiques nécessaires pour travailler correctement – législation de base, sécurité incendie, compréhension du guichet environnement – soient disponibles en interne mais nous excluons les autres spécialisations. Les rapporteurs PEB, les ingénieurs en stabilité, les urbanistes, …, toute cette batterie de profils qui peut être impliquée mais qui n’est pas forcément utile dans chaque projet est externalisée. Cela nous permet de rester agiles, comme un petit voilier au lieu d’un gros tanker. »
Les bons partenariats sont une condition préalable à cette agilité. « Assurément pour les profils techniques, nous essayons de travailler régulièrement avec les mêmes parties et d’entretenir de bonnes relations », poursuit Olivier Daelman. « Nous sommes aussi ouverts aux nouvelles collaborations, peut-être moins évidentes. Pour des projets plus importants, nous aimons nous associer avec d’autres cabinets d’architectes qui disposent par exemple d’une propre branche d’urbanisme, ou nous avons une collaboration avec une agence graphique pour les missions commerciales. Ces partenariats sont passionnants. »
Dans le boue
En interne, Bas Wauman et Olivier Daelman poussent le suivi sur le chantier et la coordination. « Nous sommes convaincus que l’on ne peut être un bon concepteur qu’en ayant les pieds dans la boue », souligne Bas Wauman. « Un stagiaire qui commence ici et qui dessine quelque chose ne réalise pas toujours ce qu’il met sur papier. En allant sur le chantier, il voit comment les choses prennent forme dans la réalité. N’oublions pas non plus que les entrepreneurs ont énormément de connaissances en interne. Ces contacts sont aussi précieux que ceux d’autres cabinets d’architectes ou bureaux d’études. »
Chez MAN, tant les architectes que les architectes d’intérieur sont rapidement envoyés sur le chantier. Olivier Daelman: « La responsabilité finale des projets architecturaux incombe à l’architecte mais cela ne veut pas dire que les architectes d’intérieur doivent uniquement suivre les projets d’intérieur. Ils doivent expérimenter la manière dont l’architecture et l’intérieur fusionnent sur le chantier, comment se déroule la coordination et sont réalisées les connexions afin de mieux traduire leurs concepts dans le dossier d’exécution et améliorer finalement le résultat global. »
Bas Wauman comprend que tous les architectes n’abordent pas la tâche de suivi sur le chantier et de coordination avec le même enthousiasme. «A l’inverse du processus de conception que l’architecte contrôle en grande partie, l’exécution y est plus chaotique. Soudainement, vingt parties supplémentaires entrent en jeu et la probabilité que quelque chose dérape augmente statistiquement. Ce n’est pas une situation idéale. Faut-il alors confier la coordination et les appels d’offres au maître d’œuvre, comme cela arrive parfois ? Cela ne nous vient pas à l’esprit. Même si nous ne sommes juridiquement tenus qu’à un suivi sur chantier, nous estimons qu’il est de notre devoir de soulager le maître d’œuvre. Vous augmentez les chances d’obtenir un résultat final de qualité. Nous savons bien mieux sur quelle base demander un devis qui génèrera moins de discussions et de problèmes par la suite. Mais il faut traiter ces tâches consciemment, certainement en ce qui concerne la coordination, et fixer les limites. »
Puzzle
À l’instar de la coordination sur le chantier, la conception ressemble à un puzzle qui devient de plus en plus complexe, estiment Bas Wauman et Olivier Daelman. Bas Wauman: « En tant qu’architecte, il faut tenir compte de nombreux éléments. Les règles d’urbanisme, la durabilité, les niveaux E et S, … cela ne s’adoucit pas. Mais c’est notre travail de gérer cela. Le niveau E ne doit pas nécessairement affecter l’architecture, c’est souvent une question d’application de techniques adéquates ou d’isolation. Même avec le niveau S, qui est une condition assez contraignante, on perçoit que certaines choses se sont déjà glissées dans nos conceptions en tant qu’évolution logique, comme l’usage de moins de verre et l’intimité. »
Une restriction que Bas Wauman perçoit comme une opportunité. « Nous considérons chaque projet dans leur contexte spécifique. Il s’agit à chaque fois d’un autre client, d’une autre parcelle, d’une autre orientation, d’un autre contexte urbain. Les normes et les réglementations ne sont ni plus ni moins que des pièces supplémentaires du puzzle et c’est précisément ce que nous aimons faire. Mettez-nous dans une camisole, plus elle serre, mieux c’est. »
MAN considère le contexte sociétal et tourné vers l’avenir comme des pièces fixes du puzzle. « Il s’agit de rendre le client heureux et de le garder heureux, mais aussi de signifier quelque chose pour la communauté autour », résume Bas Wauman. « Il arrive qu’on nous demande de transformer une maison qui a à peine six ans. C’est qu’il y a eu un sérieux dérapage dans le concept original, non ? Même avec une maison conçue selon les souhaits du client, il faut tenir compte dès le départ des évolutions et des changements. Il ne s’agit pas uniquement de mettre un fauteuil au bon endroit. Chaque concept doit avoir une certaine stratification et de la flexibilité. Cela n’exige pas toujours des interventions complexes. Bien souvent, c’est une question d’organisation. Il faut oser regarder au-delà de la question qui est posée. »
« Dans le même temps, on ne peut pas se limiter aux seuls souhaits de notre client », poursuit Olivier Daelman. « Nous avons aussi une responsabilité sociétale. Parfois, il s’agit simplement de concevoir une façade esthétique ou, comme cette maison mitoyenne à Sint-Niklaas, de mettre la façade en retrait et de créer un petit espace vert qui sert à un usage privé mais qui a aussi un impact visuel public. Dans d’autres cas, comme ce projet d’école récent, nous recherchons des manières d’ouvrir certains espaces aux riverains. Nous voulons créer une valeur ajoutée effective, pas uniquement un concept ‘non contraignant’ envers l’environnement. »
Pas un travail en série mais des formules
Une pièce du puzzle manque à ce qui précède : le budget. Ce n’est sans doute pas la pièce la plus facile à poser au vu de l’aspiration pour des projets globaux durables adaptés au client et offrant une plus-value pour le voisinage et l’environnement. Bas Wauman: « Le prix du mètre carré a fortement augmenté ces dernières années. C’est une triste réalité qu’aucun architecte ne peut ignorer. En même temps, il faut admettre que les interventions que nous proposons en fonction d’une certaine plus-value sociétale peuvent générer des coûts supplémentaires. Mais dans bien des cas, le maître d’oeuvre est gagnant car il obtient par exemple de l’espace en plus ou il peut louer ses appartements à un prix supérieur. Il faut oser considérer les coûts dans un contexte assez large. »
Ce qui compte encore plus d’après Bas Wauman, c’est que les clients sachent à l’avance où ils en sont, certainement lorsque la mission est progressivement étendue à des projets d’intérieur. Chez MAN, l’approche est pragmatique. « Dès les premiers contacts, nos clients reçoivent une note informative qui détaille les tâches que nous pouvons effectuer ou non, comment nous travaillons, comment nous calculons nos honoraires, etc. Concrètement, nous avons élaboré un certain nombre de formules de base qui vont de la mission architecturale aux différents types et degrés de détail des projets d’intérieur, en précisant à chaque fois les honoraires appliqués. Bien que chaque mission soit conçue sur mesure, cette fourchette est une ligne directrice et une référence. Personne n’est confronté à des surprises en fin de parcours. »
Olivier Daelman perçoit l’approche pragmatique comme une conséquence de la grande diversité des missions portées par MAN. « Celui qui travaille toujours un même type de projets y pense moins. Dans notre cas, il est impératif de poser des questions. Il est vrai que les honoraires classiques sont prévus pour chaque projet à considérer dans leur individualité – l’architecture n’est pas un travail en série – mais la marge n’est cependant pas très grande. Nous devons donc veiller en permanence au temps que nous passons sur certains aspects et nous ne voulons ou ne pouvons en aucun cas travailler en dessous du prix. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons répondre à nos propres conditions et faire tourner l’activité »
« L’échelle et le programme sont secondaires; nous voulons aborder des missions comme une sorte de Gesamtkunstwerk. »
« La distinction entre l’architecture et l’intérieur est totalement fictive. »
« On ne peut être un bon concepteur qu’en ayant les pieds dans la boue sur un chantier. »
« Il faut satisfaire le client aujourd’hui mais aussi dans cinq ou dix ans. »