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Dimension 53 – septembre 2019
Mauro Poponcini & Patrick Lootens – POLO Architects
« Notre formule secrète: la pollinisation croisée »
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Le double concept pour le Centre administratif flamand, à Gand, inclut une tour de bureaux placée contre la berme du chemin de fer et un volume de moindre hauteur, disposé en L, abritant un auditoire, une salle d’exposition, une salle polyvalente et une crèche. L’esplanade d’entrée se situe un niveau plus haut que l’esplanade d’accès à la gare via une rampe. Construites en briques avec des grands oriels, les tours sont en parfaite harmonie avec le paysage urbain.

© Yvan Glavie (45) color correction

Dans le quartier Cadix à Anvers, POLO Architects a réalisé le projet mixte Cadiz, en partenariat avec META architectuurbureau et Dirk Vandekerkhove Landschapsarchitecten. Ce développement réalisé sur l’initiative de Cores Development, Builprom et Westhoek inclut 40.000 m² de logements d’habitation, des bureaux, des commerces horeca, des boutiques et une résidence-services. © Stijn Bollaert

Pour un immeuble industriel situé à Anvers, le bureau POLO Architects a réalisé des étages supplémentaires en modules préfab dans le cadre du nouveau concept YUST (Young Urban Style), résidence flexible de courte ou longue durée. Les studios et un hôtel de style auberge de jeunesse vont de pair avec des espaces collectifs pour l’organisation d’événements, des bureaux partagés, des boutiques éphémères et un restaurant. Réalisé pour GANDS N.V. en partenariat avec Stephanie Parein et Caroline De Cuyper. © M. Vanhoutteghem

Via un concours incluant un dialogue entre les concurrents et la Vlaamse Gemeenschapscommissie, POLO Architects a réalisé en partenariat avec THV Odebrecht – Vanhout Projects, le campus Gallait à Schaarbeek. Il s’agit d’un campus multifonctionnel à la dimension du quartier, incluant une école fondamentale, une école secondaire, une école pour les adolescents en phase de transition et un centre pour les jeunes. © POLO Architects

À São Vicente, île du Cap-Vert, le bureau POLO Architects a réalisé un projet d’écotourisme commandité par le promoteur L.I.F.E. Les villas bâties en pierre rouge locale se fondent dans leur environnement. © Francisco Nogueira.

Pour la première phase du développement du site Keerdok-Eandis à Malines, POLO Architects, Archipelago Architects et Vogt Landscape architects ont conçu un hub de mobilité multifonctionnel, presque neutre en énergie. Le bâtiment en partie circulaire, avec toiture verdurisée accessible au public et une esplanade pour l’organisation d’événements, est surtout prévu pour abriter des bureaux, des boutiques et un parking, mais il est conçu de manière à pouvoir remplir une autre fonction. Maître d’ouvrage : BAM et Montreal.

Pour supprimer un chancre urbain, un centre commercial désaffecté situé à Malines, POLO Architects et WIT architecten ont réalisé le projet résidentiel Clarenhof, organisé autour d’un patio, faisant jonction entre la rue commerçante Bruul et les quartiers résidentiels plus tranquilles situés à l’arrière. Maître d’ouvrage : Bouwfonds Property Development Belgium – Orientes. © Lumecore_Toon Grobet – color correction

Dans la Vaartkom, à Louvain, le bureau POLO Architects a été chargé de la reconversion des entrepôts industriels De Smidse en halles de marché faisant la place belle aux produits de l’artisanat. Maître d’ouvrage : Virix. © Koen Broos

Pour le promoteur L.I.F.E., le bureau POLO Architects en partenariat avec MDB Architects, a réalisé à Barcelone des logements pour étudiants et professeurs. En rupture avec la tradition, les chambres sont étroites mais en longueur. Un noyau central de séparation crée une partie ayant un aspect plus fermé et une zone ouverte donnant sur une passerelle extérieure.
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Cette année, la distinction Jo Crepain Award, qui récompense le bureau d’architecture le plus innovant, a été décernée au bureau POLO Architects. C’est une raison de plus d’aller à la rencontre de Mauro Poponcini et Patrick Lootens, pour une longue conversation édifiante.
Par Colette Demil et Staf Bellens
Mauro Poponcini et Patrick Lootens expriment avec clarté leur vision du rôle de l’architecte, à considérer en tant que stratège, catalyseur de créativité, et vecteur de responsabilité sociétale. Leurs arguments, ils les présentent avec une conviction restée aussi juvénile qu’à l’époque des premiers jours de leur partenariat, entamé voici bientôt une trentaine d’années.
Comme pour refléter leur dernière initiative, la mise en place de l’équipe Urbanisme, ils reçoivent leurs visiteurs dans une salle avec vue sur l’Escaut, sur le panorama unique de la ville d’Anvers et son Eilandje – le vieux quartier portuaire qui incite à la flânerie.
Oui, à la réflexion, 2015 fut une année-charnière, admettent les deux ingénieurs-architectes. C’est à cette date qu’ils ont publié un livre de quelque 500 pages compilées avec soin; qu’ils ont choisi le nom POLO Architects, faisant moins référence à leur personne; qu’ils ont présenté la nouvelle organisation et la fonction élargie de leur bureau d’architecture; et qu’ils ont ouvert une antenne à Bruxelles dans le complexe Tour & Taxis, où travaillent actuellement une vingtaine de collaborateurs, soit un cinquième de l’effectif total. La croissance n’a jamais été une fin en soi, s’empressent-ils de dire, c’était la seule manière de faire face à la demande croissante. « Après avoir franchi le cap des vingt collaborateurs, nous avons estimé que c’était suffisant. En tant que concepteurs par vocation, une plus grande structure nous semblait ingérable. Mais nous avons dû nous rendre à l’évidence : tout refus d’une commande se traduit par la perte irrévocable du candidat-client. Une spirale s’enclenche, menant vers le rétrécissement sournois du volume d’activité. Il fallait éviter cela, d’autant plus que nous souhaitions miser sur la diversité en matière de projets. »
« Par tranche de dix collaborateurs supplémentaires, nous étions forcés à chaque fois de restructurer notre mode de fonctionnement, une activité très énergivore. Finalement, nous opté pour une organisation fondée sur des équipes. Aujourd’hui, POLO Architects réunit huit équipes de dix à douze personnes. Nous combinons ainsi les avantages du petit bureau d’architecture, par exemple, degré d’implication, cohésion interne et communication directe, avec les avantages inhérents à la grande structure, qui donne de la marge pour confier à des experts les tâches très spécifiques HR, comptabilité, PR, formation de contrat. Dans une structure par équipes, chacun a la possibilité de développer son potentiel dans son domaine de prédilection. »
« Le planning d’ensemble et l’attribution des nouveaux projets sont entre les mains du management. Sur les huit équipes, cinq sont des équipes d’architecture, réunissant un mix d’architectes junior et senior, chacune fonctionnant à la manière d’un petit bureau, selon une approche de coaching, la répartition des tâches étant dictée par les qualités personnelles des collaborateurs. Dans chaque équipe, un coordinateur de projet accompagne la procédure de planning, surveillance du budget et efficience du fonctionnement. Un ‘building coach’ veille à la qualité technique et à la valeur utilitaire des réalisations, tandis que le ‘design coach’ est chargé de vérifier l’architecture. »
« En plus des équipes d’architecture, nous avons créé une équipe Urbanisme et une équipe Architecture intérieure. Ces deux domaines faisaient déjà partie de nos activités, dans la mesure où un programme s’inscrit toujours dans une forme, un volume et un espace formant un ensemble. Mais avec nos équipes, nous pouvons aborder ces tâches selon le point de vue de l’architecte. Dans le passé, il nous arrivait de constater l’existence d’un hiatus – un chaînon manquant – entre les plans réalisés par un bureau spécialisé en urbanisme, et les plans d’architecte. Notre approche vise à supprimer cette discontinuité. Quant à notre huitième équipe, POLO Labs, elle est chargée des concours, études de faisabilité, suivi des thèmes actuels, par exemple, nouvel habitat, économie circulaire, mobilité. »
Créativité raisonnée
Le récit de POLO Architects commence à la KULeuven, où Mauro et Patrick ont fait leurs études, suivies d’une spécialisation en Protection des monuments. Toutefois la première véritable collaboration attendra dix années. Dans l’intervalle, Mauro a suivi le parcours classique des jeunes diplômés tandis que Patrick est allé au Mexique, pour effectuer son service civil à l’Instituto Nacional de Antropologia e Historia. Après son retour, les deux anciens étudiants se rencontrent par hasard. « Nous avons alors constaté que nous partagions les mêmes ambitions, créer une architecture de qualité, mais pas en restant chacun chez soi, dans un petit cabinet d’architecte, et une même vocation de concepteur. Absence de complémentarité, de ce point de vue. » Un tandem de concepteurs, peut-il tenir la route ? En 1990-1991, ils font un essai et réalisent ensemble un concept pour le pavillon belge de l’exposition Sevilla 1992. Expérience concluante !
Générer des concepts dans deux têtes à la fois : quel est le mécanisme caché ? C’est une sorte de boîte noire... « Nous participions toujours ensemble aux réunions avec le maître d’ouvrage pour avoir la certitude de ne laisser échapper aucun point de détail. Ensuite, réunion en face-à-face pour regarder les esquisses, suivre le raisonnement, et produire une kyrielle d’idées, avant de les passer au crible d’un examen critique. Cette méthode de travail est une forme de pollinisation croisée, permettant à chacun de dépasser ses propres limites, ce qui donne plus rapidement le résultat souhaité. Etant donné que nous partageons la même formation d’ingénieur-architecte, les idées ont toujours un fondement privilégiant l’aspect constructif. Lorsque nous traçons une ligne, nous savons que l’idée est réalisable, la structure est pré-inscrite dans le concept. »
Début cahotant
Un début de carrière classique : des habitations unifamiliales. En 1993, le jeune bureau est récompensé par le Prix Baksteen pour une villa à Brasschaat. L’année suivante, Belgacom invite Poponcini & Lootens, entretemps déjà cinq personnes dans le bureau, à participer au concours d’architecture pour la réalisation d’un siège régional à Hasselt. Contre toute attente, le jury attribue le contrat (30.000 m²) aux benjamins parmi les 12 bureaux participants. « Notre concept était novateur pour un immeuble de bureaux. Par malchance, l’entreprise de télécom a désigné peu après une nouvelle direction ayant d’autres idées en matière de décentralisation. Du coup, 1500 heures de travail dissipées en fumée, une perte sèche et retour au bercail familial pour se ressourcer. Deux années plus tard, même scénario. En 1995, notre bureau est désigné lauréat pour le nouveau siège principal de Bekaert à Courtrai, projet annulé par la suite. L’année suivante, idem avec le quartier général de Seghers Engineering Willebroek. Trois tuiles consécutives qui nous ont valu cinq années de retard dans notre évolution : c’est seulement en 2001 que nous avons pu réaliser notre premier grand bâtiment, un centre d’enseignement et de recherche pour les facultés de Pharmacie et Médecine, via un concours d’architecture de la KU Leuven. »
En 1996, le bureau d’architectes quitte des locaux aménagés sous les combles pour un immeuble de bureaux adjacent à l’Eilandje, un quartier plutôt mal famé à l’époque. Les deux architectes décident également de consacrer une partie de leur temps à l’enseignement. Mauro à la KU Leuven, Patrick à l’académie d’Anvers. « Nous estimons devoir contribuer à la formation des jeunes gens. Cette activité est d’ailleurs stimulante pour nous également. L’esprit critique que nous essayons d’inculquer aiguise la vigilance des étudiants; c’est un peu comme dans l’éducation des enfants, lorsqu’ils demandent ‘pourquoi cela, papa ?’ Cela vous oblige à remettre en question les évidences de la vie quotidienne. » En 2006, Patrick quitte sa fonction d’enseignant pour s’inscrire comme étudiant dans le cadre d’une formation manama Urbanism & Strategic Planning, une décision qui a contribué à l’extension du domaine des activités en 2015.
Juniorie
Après le tournant du siècle, tout est va très vite. Le portfolio inclut désormais un large éventail de programmes et fonctions : habiter, travailler, enseigner, recherche, centres de soins, centres d’achat, bâtiments publics. La diversité, qui résulte de cette pollinisation croisée – le principe fondamental au coeur de leur démarche – caractérise non seulement le portfolio mais également la physionomie du bureau, qui groupe 18 nationalités et réunit plusieurs domaines, depuis la réorganisation. « La solidité de l’organisation est le meilleur garant de l’avenir sur un marché qui exige un mix de fonctions et programmes, requérant toute la gamme des compétences et expertises. Dans le cadre d’un partenariat, l’architecte doit jouer le rôle d’un stratège qui, grâce à sa formation de concepteur, aide à poser les bonnes questions, notamment les questions en matière de responsabilité sociétale. En quoi ce futur bâtiment est-il nécessaire à cet endroit précis ? Comment densifier l’occupation de l’espace; construire à un coût abordable ? Optimaliser la dénommée ‘expérience’ pour les utilisateurs ? Chaque partie prenante a son propre agenda. Sur la base de son impartialité résultant de son autonomie et de son sens éthique, l’architecte se doit de veiller à l’aspect ‘responsabilité sociétale’. Nous ne pouvons pas renoncer à ce rôle, sous peine d’être relégués dans le simple rôle de concepteur de façades architecturales. En tant qu’architecte, nous devons parvenir à enthousiasmer toutes les parties concernées malgré la divergence de leurs objectifs, de manière à produire un résultat ayant également une plus-value sociétale. Pour cela nous devons inciter chacun des intervenants à faire preuve de créativité, ce qui n’est pas évident parce que l’on préfère plutôt jouer la carte de la sécurité et construire selon les schémas traditionnels. »
« Par exemple, construire à un coût abordable. La réponse classique est ‘réduire le nombre de mètres carrés’. Pourtant, la diversité des nouvelles modalités concernant les fonctionnalités ‘vivre et travailler’ ouvre des perspectives beaucoup plus intéressantes. Pour le projet YUST, une combinaison de studios, un hôtel et des fonctionnalités sociales, nous avons réalisé, sur une structure existante, des étages avec des modules préfab répétitifs. Les studios n’ont que 35 à 55 m² et pourtant c’est suffisant, en raison du nombre des espaces partagés. Les nuitées à l’hôtel sont d’un coût abordable grâce aux chambres-dortoirs 2, 4, 6 et 8 personnes. Mais pour le développement d’un tel concept, il faut un maître d’ouvrage ne craignant pas l’innovation et il faut refuser le joug imposé par une réglementation caduque. Par exemple, à un moment donné, nous avons dit à l’administration : considérez ce projet comme une juniorie, par opposition à la séniorie, où les fonctions sont partagées sans aucun problème. En donnant un nom à nos concepts, si nécessaire un néologisme, les architectes peuvent débloquer la situation, le langage aide à structurer la pensée. »
« Ce rôle de sparring partner nous l’acceptons volontiers, même dans nos projets urbanistiques. Par exemple, pour le développement du site Josaphat à Bruxelles, actuellement dans la phase de sélection, nous avons titillé l’imagination du promoteur en l’invitant à ‘voir’ son projet tel qu’il sera dans dix ans, puisque c’est le temps nécessaire à la réalisation des travaux. Pour un appel d’offre public, dans lequel nous sommes dans le sprint final avec deux autres participants, nous avons recommandé l’inclusion dans le projet d’un vaste site industriel désaffecté pour réaliser ainsi un centre-ville réunissant les fonctionnalités vivre et travailler. »
Regard sur l’avenir
Et la destinée de POLO Architects ? « Avec le changement de nom, nous avons déjà signalé que le bureau aujourd’hui s’appuie sur un nombre beaucoup plus grand de personnes. Actuellement, nous étudions la manière d’organiser la continuité, un exercice périlleux, qui doit réussir du premier coup. L’extension vers Bruxelles s’est justifiée parce que les bureaux flamands ont plus de chance, depuis la venue de l’architecte régional Kristiaan Borret, mais surtout pour élargir le champ du recrutement. Les architectes expérimentés sont difficiles à trouver. C’est pourquoi nous organisons une formation technique en interne et nous prenons une diversité d’initiatives pour promouvoir le partage du savoir, par exemple, les présentations de projets par les équipes, une visite de chantier annuelle, la possibilité de faire appel à un expert provenant d’une autre équipe pour les délibérations sur les concepts. En même temps, nous essayons de retenir nos talents. Chaque année, nous allons ensemble au ski, nous avons une équipe de football en salle, les équipes organisent leurs propres événements de ‘team building’... »
« Un aspect crucial analysé en détail est la participation à des concours, chaque année une douzaine, décidés en notre faveur dans un tiers des cas. En 2018, l’investissement en heures a représenté 15 % de notre C.A. Mais on décroche ainsi des projets intéressants, qui renforcent la motivation, la satisfaction professionnelle, et le sentiment de responsabilité sociétale. »
« Etant donné que nous prenons l’engagement de ne laisser en rade aucun de nos collaborateurs, et que la conjoncture risque de se ralentir dans les prochaines années, nous surveillons les opportunités à l’étranger. C’est ainsi que nous avons réalisé, suite à des initiatives de promoteurs belges, des logements pour étudiants à Barcelone, un projet d’écotourisme au Cap-Vert, un plan d’urbanisme pour Enschede et deux campus médico-universitaires au Vietnam. Pour la dernière édition, nous avons appliqué une approche qui devient habituelle : faire appel à deux experts de la KU Leuven, le directeur des services techniques et l’ancien président du comité de direction de l’UZ Leuven. Nous pouvons également imaginer que l’une ou l’autre de nos équipes prenne l’initiative de développer une spécialisation déterminée, dans laquelle nous n’aurions jamais osé nous aventurer dans le passé, et dans ce petit créneau tisser des liens de coopération en Belgique et à l’étranger. Mais pour l’instant, c’est de la théorie. »
Leur rôle, actuellement dans l’organisation ? « En quelque sorte, nous avons un rôle de consultants en architecture. Les équipes nous présentent leurs ébauches de solution et nous établissons un dialogue. Sur la base du feedback, ils poursuivent leur travail. Nous continuons ainsi à participer à tous les concepts. D’autre part, nous continuons à suivre la préparation des concours, nous menons les discussions avec les pouvoirs publics et les maîtres d’ouvrage, et nous présentons les projets. Nous envisageons également un déménagement du bureau : depuis les nouveaux concepts de bureaux que nous avons développés pour DEME à Zwijndrecht et sur la rive gauche à Anvers – des concepts basés sur le principe d’un hangar offrant de l’espace pour des centaines de personnes sur un plateau ouvert baigné par la lumière du jour – nous sommes nous-mêmes tombés sous le charme, et nous pourrions bien succomber à la tentation....»
www.polo-architects.be
« Dans chaque équipe, un coordinateur de projet accompagne la procédure de planning, surveillance du budget et efficience du fonctionnement. Un ‘building coach’ veille à la qualité technique et à la valeur utilitaire des réalisations, tandis que le ‘design coach’ est chargé de vérifier l’architecture. »
« Cette méthode de travail est une sorte pollinisation croisée, permettant à chacun de dépasser ses propres limites, ce qui donne plus rapidement le résultat souhaité. »
«Dans le cadre d’un partenariat, l’architecte doit jouer le rôle d’un stratège qui, grâce à sa formation de concepteur, aide à poser les bonnes questions, notamment en matière de responsabilité sociétale.»
« Chaque partie prenante a son propre agenda. Sur la base de son impartialité résultant de son autonomie et de son sens éthique, l’architecte se doit de veiller à l’aspect ‘responsabilité sociétale’. Nous ne pouvons pas renoncer à ce rôle, sous peine d’être relégués dans le simple rôle de concepteur de façades architecturales. »
« Avec le changement de nom, nous avons déjà signalé que le bureau aujourd’hui s’appuie sur un nombre beaucoup plus grand de personnes. Actuellement, nous étudions la manière d’organiser la continuité, un exercice périlleux, qui doit réussir du premier coup. »