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Dimension 49 – septembre 2018

« Notre objectif : bien construire »

Renaud Chevalier et Nico Luyten – ASSAR LLOX ARCHITECTS

Dans un marché qui demande sans cesse plus de compétences et de références, un cabinet d’architectes a besoin de suffisamment de masse critique. Cette dernière peut être acquise par la croissance, par la collaboration, ou encore les deux. ASSAR Architects explore ces deux voies depuis longtemps déjà. La fusion avec LLOX Architecten est en la matière leur étape la plus récente. Nous en retraçons l’historique en compagnie de Renaud Chevalier, directeur général d’ASSAR, et de Nico Luyten, qui en même temps que quatre autres associés de LLOX a rejoint les actionnaires d’ASSAR.

La presse est apparemment une bonne entremetteuse. ‘ASSAR Architects cherche un conjoint parmi les cabinets d’architectes flamands’, écrivait De Tijd en 2015 à l’occasion des 30 ans d’existence du cabinet. Le clin d’œil n’est pas passé inaperçu. Fin 2016, ASSAR et LLOX annonçaient une fusion-acquisition par échange d’actions. Ce faisant, ASSAR mettait une fois encore en pratique le titre de son livre d’anniversaire de 2015, ‘Building Together’. Avec, entre autres, l’intégration du cabinet spécialisé Hoet + Minne dans ASSAR Architects, le cabinet a acquis en 2013 un savoir-faire en architecture de prestations de soins. La fusion avec Universum a abouti à la création d’ASSAR UNIVERSUM Architects et ouvert les portes au Grand-duché de Luxembourg. Une étape comparable, faite à Liège, a conduit à la création d’ASSAR L’ATELIER Architects, avec un gain de savoir-faire en commerce de détail et de logistique. C’est donc à présent au tour d’ASSAR LLOX ARCHITECTS à se joindre au cercle. Les quatre bureaux cités forment autant d’entités juridiques séparées, avec les mêmes 21 actionnaires, de sorte qu’il ne peut y avoir de conflits d’intérêt.

La période d’approche était dans l’ensemble assez courte. Le directeur général Renaud Chevalier : « Nous nous sommes réunis autour d’une table avec quelques cabinets d’architectes flamands. Il y avait là quelques candidats intéressants, mais c’est avec LLOX que nous partageons manifestement le plus d’ADN.

Dans quelle mesure LLOX était-il demandeur de cette analyse ADN ? Nico Luyten : « Nous avons constaté que la part des soins aux personnes âgées diminuait dans les prestations d’architecture liées aux soins, et cela faisait un moment que nous voulions aborder de nouveaux secteurs. Mais dégager le temps nécessaire pour cela avec une équipe de 25 personnes n’est pas évident. C’est pourquoi nous avions engagé une coopération avec le cabinet néerlandais EGM architecten, mais suite à la crise de 2008, leur intérêt s’est réduit. De plus, ils avaient un peu peur des lourdes responsabilités qu’ils prenaient en Belgique. En même temps, nous nous posions d’autres questions. N’étions-nous pas trop petits ? Est-ce que pour la gestion du cabinet (informatique, comptabilité, RH) nous devions libérer un partenaire, faire appel à des tiers ou embaucher d’autres personnes ? Cette dernière solution supposait une plus grande marge et une croissance de 25 à 45 collaborateurs au moins. Bref, nous avions bien envie d’une collaboration plus approfondie, sans en franchir concrètement les étapes. Jusqu’à cet appel sans équivoque paru dans le journal et venant d’un cabinet d’architectes qui n’était pas un concurrent immédiat dans notre niche sectorielle, décrite un jour joliment comme ‘charmante’ par le Ministre Jo Vandeurzen.

David et Goliath?

Comment se déroule la coopération après la première période de démarrage ? Au début il y avait une certaine réticence chez les gens de LLOX, reconnaissent nos interlocuteurs. Ne seraient-ils pas engloutis par ce cabinet cinq fois plus grand ? Nico Luyten : « Tout de suite après l’annonce de la fusion, nous sommes allés à l’événement du nouvel-an d’ASSAR, à Bruxelles. Là nous avons été accueillis à bras ouverts et tout le monde a pu discuter sans complexes. De retour chez nous, les doutes étaient en grande partie dissipés. »

Renaud Chevalier : « Nous avons immédiatement indiqué, entre autres via le double nom, que cette collaboration produirait plus que la somme des parties. ASSAR peut renforcer sa présence dans ce ‘charmant’ secteur, et LLOX augmente ses chances dans de nouveaux secteurs tels que les bureaux, les logements, les laboratoires et les projets à niveau de sécurité élevé. »

Nico Luyten : « Les salaires et extras, qui sont légèrement plus élevés à Bruxelles en raison des prix de la construction, sont désormais également applicables ici. Pour la plupart cela signifie une belle amélioration. En interne, nous organisons des visites de projets et des événements, et les collaborateurs sportifs vont même courir ensemble. Chacun s’exprime comme il le désire. »

Renaud Chevalier : « Ce qui fait parfois froncer les sourcils à certains, c’est la structure plus lourde ». Les décisions se font attendre plus longtemps mais sont finalement prises de manière structurée. »

Comment est constituée cette structure ? L’administration quotidienne est aux mains d’un comité directeur de trois membres, présidé par le directeur général, Renaud Chevalier. Le conseil d’administration compte huit associés, un architecte du cabinet de Bruxelles et le fondateur d’ASSAR, Eric Ysebrant, qui a depuis quitté la société. Au grand regret du directeur général, la loi Laruelle ne permet aucun administrateur externe. Mais le noyau effectif, ce sont les 21 actionnaires. Renaud Chevalier : « Ils forment l’ADN unique de notre partenariat. Ce sont tous des architectes qui disposent chacun de compétences ou d’un savoir-faire spécifique : conception, compétences techniques, conduite de projet, modélisation des données du bâtiment (Building Information Modelling ou BIM) ou informatique… Si le cabinet devait licencier, ce qui n’est, espérons-le, pas le cas, les connaissances indispensables seraient toujours à disposition. »

L’acquisition et la transmission du savoir sont un souci de tous les jours. « Pour le moment nous tenons un registre de toutes les compétences présentes », déclare Renaud Chevalier. « L’objectif est que toutes les informations soient interchangeables via le réseau intranet et que chacun sache à qui s’adresser pour des questions spécifiques. »

Nico Luyten : « Une donnée que nous avions sous-estimée, c’est l’utilisation uniforme de la terminologie technique. Comment faire pour qu’un terme technique soit utilisé partout de la même manière ? Vaut-il mieux employer un terme anglais, un code numérique ou un mélange des deux ? Comment garantir que chacun comprenne la même chose concernant un terme donné ? Une tâche passionnante dont nous voyons petit à petit le bout. »

Un autre défi était la distance entre établissements ASSAR. Selon la mission, des collaborateurs apportent régulièrement leur aide à un autre cabinet. Nico Luyten : « Bien entendu, ils ont à disposition tous les moyens techniques, mais le contact face à face reste indispensable lorsque vous travaillez ensemble sur un projet. Nous devons essayer de limiter l’impact de ces déplacements pour le cabinet.

ADN partagé?

En quoi consiste l’ADN partagé dont on a déjà parlé ? Les architectes se réfèrent à une vision partagée de l’architecture, à la manière de travailler, à celle de rédiger des cahiers des charges, à l’attention portée au budget, au délai d’exécution et à la qualité technique. Renaud Chevalier : « Nous visons des projets bien construits pour les professionnels de l’immobilier qui, la plupart, considèrent un projet comme un produit qu’ils veulent louer le plus rapidement possible pour le revendre ensuite à un investisseur. Ce dernier cherche des bâtiments qui au bout de dix ans n’ont pas perdu de leur valeur. Notre tâche est de concevoir de tels bâtiments. Nous évitons les matériaux de façade qui vieillissent mal ou les techniques comportant un facteur d’incertitude. Bien entendu nous accordons de l’attention à la conception, aux nouvelles formes de vivre ensemble et nous œuvrons au caractère urbanistique de nos projets. Mais nous ne rognons pas pour autant sur la qualité. Un bâtiment durable est avant tout un bâtiment qui conserve ses qualités techniques et esthétiques au fil des ans.”

Nico Luyten acquiesce : « L’enseignement de l’architecture présente l’architecte comme un artiste ayant une vision sociétale forte. Ces belles théories contrastent fortement avec les nombreuses plaintes concernant l’ambiance de travail, la pression et la rémunération. En attendant, l’enseignement néglige des choses telles que les détails techniques corrects ou un chantier se déroulant sans problème. Les cabinets d’architectes tels que le nôtre sont parfois rejetés, de façon caricaturale, comme des capitalistes sans beaucoup d’imagination. Mais nous sommes tout aussi actifs au niveau académique. Cette année, ASSAR organise à nouveau une ‘classe de maître’ pour neuf étudiants qui se penchent sur un exercice théorique, sous la direction de personnes d’ASSAR. »

« Tout comme pour ASSAR, la fiabilité en matière de budget, les délais d’exécution et la qualité technique sont dans notre ADN. Nous garantissons de cette manière à nos maîtres d’ouvrage qu’ils ne passent à côté d’aucun subside, ni n’aient de problèmes avec les pompiers. Des hôpitaux et des maisons de retraite ont, à un certain moment, consacré plus d’attention à leur image, afin de se distinguer de la concurrence. De ce fait, l’image architecturale est devenue plus importante, une évolution à laquelle nous avons répondu et grâce à laquelle nous avons pu aller un pas plus loin dans notre langage formel, tout en nous appuyant sur notre ADN. »

« L’échange de connaissances avec ASSAR est très important pour nous, car le vocabulaire immobilier qu’ils maîtrisent parfaitement à Bruxelles, pénètre de plus en plus dans notre ‘charmant’ secteur. Les maisons de retraite sont aujourd’hui des investissements immobiliers plus intéressants que les bureaux. Cela intéresse le secteur privé, ce qui fait que la part d’aides publiques diminue. Nous venons surtout du monde des asbl et des CPAS, et nous devons à présent soumettre des lettres de créance aux investisseurs privés. L’épine dorsale d’ASSAR nous y aide. »

Montagnes russes DBFM?

Ceci nous amène automatiquement à la question suivante : comment nos interlocuteurs voient-ils l’évolution future dans le secteur des soins de santé ? Nous arrive-t-il, dans le sillage des constructions d’écoles, une vague de DBFM (Design Build Finance Maintain/Concevoir Construire Financer Maintenir) ? Renaud Chevalier : « Je n’en suis pas convaincu. Le DBFM est une formule adaptée aux bâtiments dont le programme est fixé pour une longue période et qui reste identique pendant tout ce temps, comme par exemple les prisons. Un hôpital, par contre, est constamment en mouvement. Si pour chaque changement vous êtes lié pendant 25 ans à un consortium qui impose des prix, c’est loin d’être la solution idéale. En France, ils ont introduit des contrats DBFM dans le secteur des soins de santé, mais ils en sont totalement revenus. »

Nico Luyten : « Lorsque pour le centre hospitalier AZ Maria Middelares nous étions assis autour d’une table avec la Banque européenne d’Investissement, et que l’idée de DBFM a été suggérée, les gens de la BEI nous ont rétorqué que cette piste avait déjà été abandonnée dans toute l’Europe. Il ne faut pas le faire pour réduire l’investissement. Nous avons acquis entre-temps de l’expérience avec les maîtres d’ouvrage publics, avec le secteur privé et les investisseurs DBFM, et le coût d’un projet n’est pas déterminé par la formule, mais par les conditions cadres. »

« Pour un architecte, un contrat DBFM est une histoire un peu schizophrène. Un jour vous êtes le conseiller du maître d’ouvrage, vous contrôlez l’entrepreneur et vous marquez des points en étant suffisamment exigeant. Le lendemain vous devez demander à cet entrepreneur si vous pouvez faire partie de son équipe DBFM. Pour un petit cabinet de 25 personnes, ce n’est pas si simple, de sorte que la fusion nous renforce ici aussi. Le DBFM est une formule magnifique lorsque l’entrepreneur nous admet dans notre rôle. Bien des entrepreneurs le font parce que nous sommes garants de la qualité. Sur le chantier cela mène parfois à des conflits, mais cela fait partie du jeu. Si notre rôle se limite à être celui ou celle qui signe la demande de permis de construire, ce n’est pas pour nous. »

Qu’est-ce qu’un architecte?

Avec cette question nous sommes en plein dans un thème brûlant, qui a dominé également le congrès d’architectes : qu’en est-il de la loi sur la protection du titre et de la profession d’architecte, et quid du monopole et du rôle de l’architecte ? Renaud Chevalier : « La loi ‘Architectes’ est en cours de révision, mais une scission entre conception et exécution est à éviter, car sinon nous risquerions de céder notre rôle à d’autres. Une étude européenne d’il y a quelques années a montré que la Belgique atteignait un score élevé en matière de rapport qualité /prix. Ceci est lié en grande partie au fait qu’un architecte assure le parcours de A à Z. Savoir si cela doit s’accompagner d’un monopole est moins important à mon avis. »

Ce qui est plus important aux yeux des deux architectes, c’est la démarche de la formule du concours. Ils font référence à une étude de 2014 faite par le G30, l’organisme dont Renaud Chevalier sera co-président au début 2019, aux côtés de Rita Agneessens (Link Lab). Sur la base d’une enquête, cette étude a estimé le coût d’une seule adjudication publique à 142.000 euros pour les cabinets d’architectes, et 47.142 euros pour les seuls frais de personnel du maître d’ouvrage public. Nico Luyten : « Récemment, nous avons dû consacrer 50.000 euros, simplement pour le travail de préparation à une candidature, juste pour fournir les références demandées au bon format. »

Renaud Chevalier : « La prise de conscience au sein des autorités s’accroît et moins de concours sont organisés en une seule phase. Mais ce n’est que récemment qu’a eu lieu un concours durant lequel, après la première phase, 30 cabinets étaient retenus, chacun recevant une compensation de 10.000 euros. Le problème est que vous ne pouvez pas ne pas répondre à certains concours. Pour le projet ‘Nieuw Zuid’ (Nouveau Sud) à Anvers, les exigences étaient pour nous inacceptables, mais pour bien des cabinets de renom, cela semblait admissible, compte tenu de tous ceux qui construisent aujourd’hui. »

Nico Luyten : « Les honoraires pèsent souvent de 40 à 60% dans la décision finale. Vous devez décider, sur la base de supputations, si vous demandez un dixième de pour cent en plus ou en moins. Si vous visez à côté, c’est terriblement frustrant pour l’équipe qui s’est acharnée durant des semaines à préparer l’offre. Le résultat est un nivellement par le bas. Nous devons tous baisser nos honoraires, mais comment est-ce faisable sans toucher aux salaires de nos collaborateurs ? »

Renaud Chevalier : « C’est pourquoi nous plaidons pour que les honoraires soient exclus des conditions. »

Les concours d’architecture restent toutefois nécessaires pour un bureau tel qu’ASSAR. Le nouveau quartier général de l’OTAN à Evere, le plus récent projet phare d’ASSAR, en constitue un bel exemple. Renaud Chevalier : « Pour le concours lancé en 2001, nous avions mis sur pied une collaboration avec le cabinet américain Skidmore, Owings & Merrill, qui à notre aune, était un géant de 1500 collaborateurs. Dans la phase de conception, ils assuraient la direction, mais nous les avons toutefois bien aidés. Ensuite nous avons pris la relève. Durant la période de chantier, notre équipe, qui oscillait entre 10 et jusqu’à plus de 20 personnes, occupait un bureau sécurisé par des militaires sur le site même, avec son propre serveur, des codes d’accès à part, et d’autres choses encore. Une expérience enrichissante qui nous a fourni une accréditation pour des projets similaires. Cela n’a pas non été une sinécure de rapatrier notre personnel au cabinet à la fin de la mission. Mais cela s’est bien passé, entre autres parce qu’ils ne sont pas tous rentrés en même temps. »

Qui est Renaud Chevalier?

Renaud Chevalier : « Je suis né à Ostende et j’ai habité pendant sept ans à De Haan (Le Coq) Ensuite, mes parents francophones sont revenus à Bruxelles où j’ai étudié l’architecture à Saint-Luc. Durant mes études, le père d’un ami, qui était architecte, m’a conseillé de démarrer ma carrière dans un gros cabinet, parce que j’y apprendrais les choses beaucoup plus rapidement. Et je ne l’ai pas oublié. Après mes études j’ai travaillé pendant deux ans à Milan, à la suite de quoi j’ai intégré ASSAR. Parce que ma maîtrise du néerlandais commençait à s’estomper, j’ai décidé de rejoindre un cabinet en Flandre. Simultanément j’ai envisagé la possibilité de suivre une formation en MBA à l’INSEAD de Fontainebleau. En feuilletant la liste des anciens élèves, à la recherche d’architectes qui y avaient suivi une formation et qui pratiquaient toujours, je suis tombé sur Jef Van Ranst. Nous avons pris rendez-vous, avec l’objectif, pour moi, d’évaluer si cette formation pouvait m’être utile, et en peu de temps j’ai été embauché chez SVR. En 2007, ASSAR est revenu m’y chercher. »

« Outre le Luxembourg, ASSAR est, prudemment, présent en France via un partenariat structurel avec un cabinet parisien possédant plus de connaissances en architecture scolaire que nous. De plus, nous avons des projets assez sporadiques en Afrique. Bien que nous comptions 145 collaborateurs et fassions partie des trois premiers cabinets de Belgique, nous sommes partisans d’une collaboration avec des équipes spécialisées. Même un cabinet comme le nôtre ne peut maîtriser de la même manière tous les aspects, et la collaboration fournit de nouvelles idées et de nouvelles approches. »

Qui est Nico Luyten?

Nico Luyten : « Le fondateur de LLOX est mon père Louis Luyten, qui a fait ses classes dans le cabinet de Karel Van Riel, l’homme qui, après la seconde guerre mondiale a reconstruit le secteur des soins de santé dans notre pays. J’ai étudié l’architecture à Anvers et j’ai tout d’abord suivi ma propre voie. J’ai aussi constitué une start-up avec quelques amis et conçu des magasins automatiques. Car c’est ce qu’oublient parfois certains architectes : avec les connaissances qu’ils acquièrent durant leurs études, ils peuvent aller dans de très nombreuses directions. À un moment donné, mon propre cabinet d’architecte marchait si bien que j’ai dû trouver des collaborateurs. Mais pourquoi rejeter obstinément le cabinet existant de mon père, pensai-je alors, et c’est ainsi que j’ai rejoint tout d’abord Luyten & Lens et puis plus tard LLOX architecten, qui s’est spécialisé dans les établissements de soins, des garderies aux centres de soins résidentiels, les institutions pour jeunes, les logements pour personnes à mobilité réduite et les hôpitaux. »

Par Colette Demil et Staf Bellens

En collaboration avec EGM architecten, ASSAR LLOX ARCHITECTS a pris en charge le nouvel hôpital AZ Maria Middelares de Gand. Cet hôpital compte 631 lits et 20 salles d’opération, et occupe une superficie de 64.800 m². Le projet était centré sur la création d’un cadre propice à la guérison. Les mots-clés étaient sécurité, efficacité, durabilité, adaptabilité, itinéraires de circulation et flux de trafic optimaux. Sur l’implantation en U, deux blocs aux dimensions à peu près identiques, servent de socles porteurs à un troisième bloc. Entre les socles se trouve un vaste atrium haut de deux étages, avec un hall et une banque d’accueil, un espace où s’asseoir et des axes de circulation vers les services ambulatoires. Pour les matériaux des façades, le choix s’est porté sur un parement en briques collé, avec de grandes baies vitrées et du bois comme revêtement des patios.

sur la nature environnante, ce qui contribue au cadre propice à la guérison. Conception : ASSAR LLOX ARCHITECTS en collaboration avec EGM architecten. © ASSAR LLOX ARCHITECTS

Le centre de soins résidentiels WZC Sint-Barbara a été rénové par phases et complété d’un bâtiment neuf, destiné à des lits supplémentaires et des appartements d’assistance. En outre le service ‘démence’ et la chapelle ont bénéficié d’un ravalement de façade. Depuis la rue, le centre de soins résidentiels semble planer au-dessus du terrain grâce à la zone sur pilotis avec en-dessous des parkings ainsi qu’en raison de la liaison vitrée perpendiculaire au bâtiment. Le mélange nuancé de briques de façade, alternant avec des panneaux blancs marquant les niches, produit une architecture de façade expressive.