Le Campus Diepenbeek, qui accueille des facultés de l’UHasselt, de la KU Leuven et de l’UCLL, fait l’objet d’une transformation majeure. Dans les prochaines années, le site deviendra un éco-campus verdoyant et tourné vers l’avenir, en harmonie avec le paysage fragile de la vallée de la Demer. La nouvelle entrée a été conçue par Muoto Architectes, OTO landscape architecture et Tab Architects sous la forme d’un ensemble de bâtiments cylindriques desservant les trois sous-campus.
Au croisement de la Campuslaan et du Parc scientifique, trois bâtiments au total sont en cours de construction : un parking circulaire de cinq étages avec patio, le plus grand en surface ; un bâtiment multifonctionnel en demi-cylindre au sud-ouest, légèrement plus haut, et une tour d’entrée de douze étages, la plus haute, avec une emprise de 380 m2. La création de nombreuses terrasses en porte-à-faux combinée à l’implantation dans une zone sismique a constitué un défi particulièrement complexe.
Rupteurs thermiques
Bien que le bâtiment d’entrée présente une forme cylindrique, sa structure intérieure est strictement rectiligne, organisée autour d’un noyau carré. De généreuses terrasses définissent le pourtour du bâtiment. La combinaison d’une structure élancée et de porte-à-faux pouvant atteindre 5 mètres a imposé des exigences élevées en matière de rupteurs thermiques. La forme spécifique du bâtiment, son caractère omnidirectionnel et son implantation en zone sismique - où les forces agissent dans plusieurs directions - ne permettaient pas d’utiliser des rupteurs thermiques standard.
Compte tenu de ces contraintes, le choix s’est porté sur une combinaison de rupteurs thermiques Schöck Isokorb® XT, notamment les types K (balcons en porte-à-faux libres) et Q (balcons soutenus). Tous deux intègrent un isolant de 120 mm, garantissant une réduction efficace des ponts thermiques. Schöck a également développé une version sur mesure Isokorb® T type B pour les poutres en porte-à-faux des consoles.
Goujon de cisaillement
En raison des dimensions des dalles en béton en porte-à-faux – dont la largeur maximale dépasse 20 mètres -, le raccordement et le rupteur thermique entre les dalles ont nécessité une attention particulière, en complément de l’ancrage au noyau structurel en béton. Le choix s’est porté sur des goujons Stacon SLD-Q, placés dans un joint de dilatation isolé de 4 cm. Malgré leurs dimensions réduites, ces goujons carrés transmettent des efforts de cisaillement élevés tout en absorbant les variations de longueur du béton dues au retrait, au fluage ou aux variations thermiques. L’intégrité structurelle et thermique du bâtiment est ainsi assurée, tout en préservant l’élégance architecturale.
Par Elize Noyez - photos Schöck
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